Panier A ou B, monture plafonnée à 30 €, reste à charge zéro, panachage, renouvellement : ce que le 100 % Santé couvre vraiment pour vos lunettes, et ce qu'il laisse de côté.
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Depuis 2020, une paire de lunettes peut ne rien vous coûter. C'est la promesse du 100 % Santé : un équipement complet, monture et verres, intégralement remboursé par la Sécurité sociale et votre complémentaire. Encore faut-il savoir ce qui entre dans le dispositif, ce qui en sort, et comment combiner les options pour ne pas payer plus que nécessaire. Voici le guide clair pour s'y retrouver.
Le 100 % Santé est une réforme qui garantit l'accès à des lunettes sans reste à charge. Concrètement, l'État a défini un ensemble de montures et de verres, le « panier A », dont le prix est encadré et entièrement pris en charge par l'Assurance Maladie et votre complémentaire santé. Pour en bénéficier sans rien débourser, deux conditions : disposer d'une complémentaire santé dite « responsable » (c'est le cas de la grande majorité des contrats), et choisir un équipement du panier A.
Tout l'enjeu se joue entre deux paniers que votre opticien doit obligatoirement vous présenter.
Le panier A en 30 secondes
C'est le point que beaucoup ignorent : vous n'êtes pas obligé de tout prendre dans le même panier. Vous pouvez parfaitement choisir une monture du panier B, qui vous plaît davantage, et des verres du panier A entièrement remboursés, ou l'inverse. Vous ne payez alors que la partie « libre » de l'équipement. Pour une correction simple, des verres du panier A suffisent souvent largement : autant réserver votre budget à la monture si c'est elle qui compte pour vous.
Le dispositif a des limites qu'il vaut mieux connaître avant le rendez-vous :
Votre opticien doit détailler chaque élément sur le devis : la monture, chaque verre, les traitements, et identifier clairement la part 100 % Santé. Un professionnel qui rechigne à établir un devis écrit est un signal d'alerte. Comparez deux devis avant de signer : l'écart entre deux boutiques peut atteindre 30 à 40 % sur un équipement identique. Et si certaines lignes vous échappent, notre guide pour comprendre son ordonnance vous aidera à décoder sphère, cylindre et axe.
Le tiers payant, votre allié
Le remboursement d'un nouvel équipement suit des règles de délai. Pour un adulte, le renouvellement pris en charge intervient en général tous les deux ans, sauf évolution de la vue. Les enfants bénéficient de règles plus souples car leur correction change vite, et les tout-petits encore davantage. Côté ordonnance, sa durée de validité dépend de l'âge : plus longue pour un adulte, réduite à un an pour les moins de 16 ans.
Une fois votre ordonnance en main, choisissez d'abord une monture adaptée à votre visage (voir notre guide du choix selon la morphologie), demandez systématiquement la version panier A en parallèle, et faites établir un devis écrit. Pour un opticien indépendant qui prend le temps d'expliquer le 100 % Santé sans pression commerciale, consultez notre annuaire à Bordeaux, Grenoble, Lille, Marseille, Nice ou Toulouse.
Oui, pour un équipement du panier A avec une complémentaire santé responsable : le reste à charge est de 0 €. La monture est plafonnée à 30 € et les verres sont traités. Le panier B (montures de marque, verres premium) reste à tarif libre, avec un reste à charge selon votre contrat de mutuelle.
Non. Il concerne le panier A : une soixantaine de montures par opticien à moins de 30 € et des verres traités antireflet et anti-rayures. Les montures de marque, les verres premium ou les traitements comme l'anti-lumière bleue relèvent du panier B, avec un reste à charge.
Oui, c'est le panachage. Vous pouvez prendre une monture du panier B et des verres du panier A remboursés à 100 %, ou l'inverse. Vous ne payez alors que la partie à tarif libre de l'équipement. C'est souvent le meilleur moyen de limiter le reste à charge.
Les lunettes de soleil non correctrices ne sont jamais prises en charge. En revanche, des verres solaires correcteurs peuvent être remboursés en partie selon votre correction et votre contrat de mutuelle, mais ils ne font pas partie du panier 100 % Santé.
Oui, c'est une obligation légale. Chaque opticien doit vous présenter un devis incluant une offre du panier A, à côté des autres options. S'il refuse ou rechigne à établir un devis écrit détaillé, c'est un signal d'alerte.

Nathan Renard
Co-fondateur de Rendivik
Nathan Renard est co-fondateur de Rendivik. Il a créé le site après avoir constaté qu'il n'existait pas d'annuaire indépendant et lisible des opticiens en France, où l'information est souvent dispersée entre Google Maps, sites d'avis et annuaires payants. Son objectif avec Rendivik : redonner de la visibilité aux opticiens locaux indépendants, et offrir aux particuliers un outil clair pour trouver le bon professionnel près de chez eux, sans publicité ni paiement de référencement.
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