« Vous prenez ma mutuelle ? » Cette question décide souvent de la vente. Voici comment fonctionne le tiers payant, ce que change le 100% Santé et comment éviter les rejets.
En résumé
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Un client entre, essaie une monture, et pose la question qui décide de tout : « est-ce que vous prenez ma mutuelle ? ». S'il doit avancer 350 € et attendre son remboursement, il hésite. S'il ne règle que son reste à charge sur place, il achète.
C'est ça, le tiers payant : la dispense d'avance de frais. Votre client ne paie pas la totalité, seulement ce qui reste vraiment à sa charge. Le reste, c'est vous qui vous le faites rembourser, par la Sécurité sociale et par sa complémentaire.
Simple pour lui. Beaucoup moins pour vous. Voici ce qu'il faut vraiment maîtriser.
Un remboursement optique se découpe toujours en deux morceaux.
Ensuite, deux cas de figure selon ce que vous dispensez.
Le réflexe à avoir
Depuis 2020, vous devez proposer à chaque client au moins un équipement du panier 100% Santé : une monture à 30 € maximum et des verres de classe A, sans aucun reste à charge.
Sur ces équipements, le tiers payant intégral n'est pas un geste commercial. Il est obligatoire. Le client ne doit rien avancer, ni sur la part Sécu, ni sur la part mutuelle.
En pratique, cela veut dire un devis clair : l'offre 100% Santé d'un côté, votre offre à tarif libre de l'autre. Beaucoup de clients arbitrent sur ce que couvre leur mutuelle, et savoir l'expliquer en trente secondes fait vendre.
Le tiers payant a deux pièges, et aucun n'apparaît le jour de la vente.
Le premier, c'est la trésorerie. Vous encaissez la part client tout de suite, mais vous attendez le reste. Sur un équipement à 400 €, ce sont parfois 350 € que vous avancez, le temps que les organismes paient.
Le second, c'est le rejet. Un dossier mal ficelé n'est pas remboursé, et vous ne le découvrez que des semaines plus tard. Les causes reviennent toujours :
Un rejet, c'est de l'argent qui dort
La bonne nouvelle : la quasi-totalité des rejets s'évite en amont, au moment de la vente.
Revenons au client du début. Avant même d'entrer, il se pose une seule question : « est-ce qu'ils prennent ma mutuelle ? ».
Aujourd'hui, il n'a aucun moyen de le savoir sans vous appeler. Alors souvent, il ne le fait pas. Il va chez l'enseigne d'à côté qui affiche « tiers payant, mutuelles, 100% Santé » en grand sur sa vitrine et sur internet.
Le tiers payant est un vrai argument commercial. Encore faut-il qu'il soit visible là où le client décide : sur votre fiche Google et sur votre site, avant qu'il ne pousse la porte.
C'est exactement ce que résout Rendivik : mettre en avant les mutuelles que vous gérez et votre offre 100% Santé sur votre présence en ligne, puis laisser le client réserver dans la foulée. Pour poser les bases, commencez par optimiser votre fiche Google d'opticien.
Rendez votre tiers payant visible en ligne
Affichez les mutuelles que vous gérez et votre offre 100% Santé sur votre fiche Google, et laissez vos clients réserver avant même d'entrer.
Vous n'allez pas tout changer d'un coup. Trois gestes suffisent pour démarrer.
Et pendant que le client est sur votre fiche, laissez-le passer à l'acte grâce à la prise de rendez-vous en ligne : une recherche devient une visite planifiée.
Prêt à faire venir plus de clients ?
Rendivik aide les opticiens indépendants à être trouvés sur Google et à convertir les visites en rendez-vous, tiers payant affiché compris.
Le tiers payant restera toujours un peu de travail administratif. Mais bien géré et bien affiché, il devient une raison de plus de vous choisir, vous, plutôt que la chaîne d'en face.
Sur les équipements du panier 100% Santé (classe A), oui : le tiers payant intégral est obligatoire depuis 2020, le client ne doit rien avancer. En dehors du 100% Santé, il reste facultatif, mais c'est devenu une pratique courante et un vrai argument face à la concurrence.
Le client ne règle que son reste à charge, et vous vous faites rembourser directement les deux parts : la part de la Sécurité sociale et celle de sa mutuelle. En optique, la part Sécu est très faible, l'essentiel du remboursement vient de la complémentaire.
Il varie selon les organismes et les plateformes de gestion, de quelques jours à quelques semaines. Pendant ce délai, c'est vous qui avancez la somme, ce qui pèse sur votre trésorerie. Suivre ses dossiers chaque semaine limite les mauvaises surprises.
Les causes classiques sont des droits non à jour, un forfait mutuelle déjà consommé, une erreur de saisie ou un équipement hors garanties. La plupart de ces rejets s'évitent en vérifiant les droits en temps réel avant de valider la vente.
En tiers payant intégral, le client n'avance rien du tout, hors éventuel reste à charge : vous récupérez la part Sécu et la part mutuelle. En tiers payant partiel, vous ne dispensez qu'une partie, souvent la seule part complémentaire, et le client règle le reste.
Rien ne vous y oblige en dehors du 100% Santé, mais plus vous gérez de mutuelles, moins vous perdez de clients à la caisse. L'important est de vérifier les droits en amont et d'afficher clairement les mutuelles que vous gérez pour rassurer avant la visite.

Nathan Renard
Co-fondateur de Rendivik
Nathan Renard est co-fondateur de Rendivik. Il a créé le site après avoir constaté qu'il n'existait pas d'annuaire indépendant et lisible des opticiens en France, où l'information est souvent dispersée entre Google Maps, sites d'avis et annuaires payants. Son objectif avec Rendivik : redonner de la visibilité aux opticiens locaux indépendants, et offrir aux particuliers un outil clair pour trouver le bon professionnel près de chez eux, sans publicité ni paiement de référencement.
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